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  Le maloya
 
Le maloya

Danse traditionnelle de la réunion

 

Réellement, le maloya existe depuis l'esclavage. Cette musique, mélodie réservée aux noirs et qui se jouait dans l 'obscurité, est une musique qui a permis aux esclaves de résister pour exister. C 'était un outil fondamental pour garder l'espoir d 'une future liberté. Cette musique est une forme de complainte liant la douleur, la souffrance, la haine et la joie. Ils ne pouvaient pas chanter ouvertement, car les conditions dans laquelle ils évoluaient, étaient proches de l'intenable, l'intolérable et l'insupportable. Cette complainte exprimant les sentiments d'une population qui souffre dans le silence. Ils revenaient souvent, après une rude journée de travail, marqués par le fouet, ils ne pouvaient s'exprimer qu 'au sein de leurs milieu familiale.

On ne peut considérer le maloya comme une musique, c´est un chant d´espoir, de douleur, une complainte avant tout. Le maloya a toujours été par les pouvoirs coloniaux comme une danse et un chant de nègres .Ces dictatures utilisaient cette expression à des fins de divertissement. En fait, c'était pour montrer que les esclaves étaient heureux. La dénomination coloniale utilisait aussi cette forme d´ expression corporelle comme un moyen de dévalorisation de l'esclave. L'esprit du maloya est dans cette Entre-Deux de nostalgie et d'espoir, de blues et de colère, d'humanité volée et de bonheur possible. Le maloya pilé est une complainte, un chant accessible à tous, fait pour la danse, festif, véhiculant des thèmes de la vie quotidienne à l'inverse du maloya roulé, qui est lié à des pratiques rituelles d'influence malgache. Le maloya était chanté, véhiculé et transmis par la majorité des pauvres déracinés Malgaches, Africains, Indiens du temps de l'esclavage et des petits blancs pauvres. Des engagés « malbars » du 19 eme siècle ont joué un rôle prépondérant dans la conservation du maloya en adoptant cette musique .

Pendant l'engagisme, le pouvoir colonial était toujours présent, ce qui veut dire que le maloya était toujours interdit. La chasse aux noirs sous toutes ses formes, a toujours continué à se perpétuer. Malgré la répression, le maloya, moyen de résistance pour pouvoir assouvir l'existence, a continué de vivre dans certains milieu familiale ( anciens du Mozambique : Yanbane et Zambèze ) . Même pendant la départementalisation, cette forme d'émanation, traversant les siècles dans l'obscurité, était toujours interdite, étouffée et oppressée .

 

 
   
 
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